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Saint Raph
(2ème et 3ème degré)

Les news de Saint-Raph !

Usiner et ajuster ; réfléchir et créer…

par Frédéric Leduc, propos recueillis par Dorsan Watelet

L’école, l’entreprise, l’école encore. Voici un parcours de vie professionnelle, des choix méthodologiques et la posture d’un enseignant à l’atelier. Ça usine !

Je suis prof de mécanique usinage, d’ajustage dans une école de la campagne liégeoise. Mes liens avec l’école débutent à la maison puisque je suis moi-même fils de prof. J’associe d’ailleurs mes primaires aux petites écoles de campagne où je sers de bouche-trou pour combler le manque d’élèves et éviter ainsi les fermetures. Mes soucis scolaires débutent en secondaire, après le divorce de mes parents, où je redouble ma 2e et ma 3e année. Je quitte alors les sciences économiques et suis réorienté vers l’électromécanique en 3Q et 4Q. Il faut croire que cela me convenait mieux. J’étais un élève assez déconneur, excité jusqu’à ce que je comprenne que l’école pouvait me permettre de devenir autonome et indépendant. J’ai donc choisi ensuite de me tourner vers une 5, 6 et 7ème professionnelle tourneur, fraiseur et ajusteur. Je ne regrette pas d’avoir décroché mon CESS la dernière année même si, à l’époque, je n’aspirais qu’à travailler, et que l’on me proposait différents boulots. Je me considère comme un pur produit du qualifiant, un redoublant « pur jus » qui a trouvé sa voie malgré ses échecs ; peut-être que, grâce à ce parcours, je comprends mieux aujourd’hui les élèves qui travaillent dans mon atelier et qui ont un vécu scolaire aussi chaotique que le mien. 

En sortant de l’école, j’ai travaillé 6 mois comme usineur en série mais le côté répétitif ne me plaisait pas et je me suis dirigé alors vers la mécanique automobile puis moto. Etrange que l’école en ait fait des options différentes car cela reste après tout du travail d’assemblage de pièces dessinées, usinées, coulées. Comme j’aime le changement, je suis parti ensuite travailler dans le domaine de la conception et la fabrication de pièces composites, activité que je poursuis toujours aujourd’hui, après l’école.

Apprendre en entreprise

Mon dernier boulot avant de devenir enseignant était électromécanicien dans une confiturerie. A cette occasion, il m’arrivait souvent d’avoir des stagiaires dans les pattes ! Beaucoup d’entre eux étaient un peu perdus et donc peu motivés, se trouvant dans ce métier par défaut. Et puis les conditions d’apprentissage n’étaient pas idéales. En effet, je n’avais pas de contact préalable avec l’école hormis des documents que nous n’avions de toute façon pas le temps de lire, en production ! En fait, j’étais rarement mis au courant de l’arrivée des stagiaires … Je ne savais donc pas ce que leur école attendait de moi en tant que maître de stage et puis, dans l’entreprise, j’étais très actif et j’avais donc d’autres chats à fouetter. Ajoutez à cela que je n’avais aucune formation pédagogique et vous comprendrez que je ne garde pas un excellent souvenir de ce rôle. Je crois qu’il faut en tout cas plus d’interactions entre les enseignants et les maitres de stages pour que ça fonctionne.
 « Fils de » et mariée à une enseignante, j’étais conscient des difficultés du métier mais aussi de la joie de voir les jeunes s’épanouir. Je me suis alors décidé à retourner à l’école pour devenir prof de Travaux Pratiques, fort de mes différentes expériences. J’ai donc suivi un cours de CAP qui m’a appris énormément de choses utiles à ce métier.  Je suis aujourd’hui prof en 2e année dans le cadre des activités complémentaires, en 3ème et 4ème professionnelle mécanique polyvalente, ce qui me permet de suivre les élèves au moins deux ans d’affilée.

Apprendre dans un atelier

Mon atelier est un monde très différent de celui de la classe. Les élèves peuvent bouger, échanger, faire du bruit, manipuler, regarder les autres. J’essaye d’en soigner le cadre : j’insiste par exemple beaucoup sur la propreté des machines. Et puis, il y a les règles O, non négociables, celles liées notamment à la sécurité et puis celles que l’on peut négocier. Je demande régulièrement aux élèves ce que l’on pourrait améliorer. Nous avons par exemple changé l’éclairage ou fait une demande au chef d’atelier pour obtenir une autre machine. La musique est également apparue. L’idée est que les élèves s’y sentent bien pour favoriser leur créativité. Au fond, ils doivent être un maximum libre dans un cadre un maximum sûr. A la journée Portes Ouvertes, un jeune a dit à un visiteur qu’il aimait bien l’atelier parce qu’il y faisait ce qu’il voulait. Ce n’est pas tout à fait vrai mais c’est assez révélateur…

En début de 3ème année, je leur donne une petite pièce à usiner. Elle me permet d’évaluer les compétences initiales de chacun. Ensuite, je leur propose différents petits projets personnels suivant leur niveau : décapsuleur, lampe de bureau, porte-gsm… J’exige que le travail soit original et personnel, c’est-à-dire qu’il ne peut pas ressembler à celui du voisin. Je dois pouvoir les différencier et les associer à chacun d’entre eux. Ils sont évidemment très fiers de les ramener à la maison ou de les rapporter à l’école pour les exposer. Mais ils éprouvent aussi pas mal de difficultés pour avoir des idées, pour créer… Alors, pour leur en donner, je leur montre des exemples sur Pinterest et nous discutons ensuite de la faisabilité de ce qu’ils veulent faire. Qu’est-ce que le produit va demander comme matériel, comme compétences, quelles difficultés vont-ils avoir ? Ensuite, ils doivent faire un croquis à la main, puis un dessin à plat à l’échelle 1/1 si possible. Ils découpent enfin un papier pour se représenter les pliages nécessaires avant d’usiner, scier, ajuster... Cela demande pas mal de compétences intellectuelles, manuelles et morales pour arriver au bout de l’objet : la conception, la dextérité bien sûr et le fait de ne rien lâcher même si on s’énerve, de trouver d’autres solutions techniques.

Seul et en équipe

J’essaye de m’appuyer sur leurs qualités. Les élèves dans la lune sont parfois plus créatifs que les fonceurs alors je les associe afin qu’ils s’entraident. Après tout, en entreprise, on travaille presque toujours en équipe. A l’atelier, il y a donc les projets individuels et les projets collectifs. Pour ces derniers, je récupère plein de machines différentes : une débroussailleuse, un quad pour enfant, un moteur de scooter, une tondeuse, un groupe électrogène, une trottinette, et j’en passe ! Ça leur permet de s’entraîner à visser, dévisser, démonter – ce qui est dans le programme ! - avec la permission de se tromper et de casser à moindre frais. Si ça arrive, on analyse ensemble ce qui n’a pas été.

Quad ou pas quad ?

Surtout, ces objets récupérés sont souvent le point de départ de projets collectifs. Par exemple, parce qu’ils doivent régulièrement traverser la grande cour pour passer de l’atelier de mécanique usinage à l’atelier de soudage, ils ont proposé de placer le moteur du scooter sur le quad pour enfant et de gagner ainsi du temps dans leur trajet. J’ai dit : ‘Pourquoi pas ?’ On a réfléchi ensemble à la faisabilité, à la rentabilité du projet. Est-ce réalisable ? Comment ? Vont-ils réellement gagner du temps ? En classe, on a calculé la distance, la vitesse possible du quad qu’on a comparé avec la marche rapide. On a eu la réponse et on y travaille toujours, le quad avance bien. Bientôt, on verra un petit bolide traverser la cour ! Certains travaillent sur la suspension arrière, d’autres sur le support de selles, sur la visserie etc. On passe de l’ajustage, à l’usinage, au soudage : les cours sont décloisonnés. Ils bossent seuls ou en petits groupes.

L’atelier n’est pas toujours équipé mais ne pas être équipé permet aussi d’être créatif et d’apprendre à devenir technicien. Comme dans le film Apollo 13, lorsque les astronautes se retrouvent en mauvaise posture et qu’ils doivent trouver une solution technique pour survivre avec du matériel limité, les élèves et moi, nous nous retrouvons autour de la table avec les outils et le matériel dont nous disposons et nous réfléchissons à une manière d’y arriver. Comme je leur dis souvent, nous mettons nos cerveaux respectifs dans un bocal commun ! Souvent, cinq-six élèves cogitent seuls comme, par exemple quand ils ont dû trouver une manière de mettre une épaisseur entre deux feuilles de métal de leur porte-gsm : ils y sont arrivés !

Miroir brisé

Mais cela m’oblige à réaliser la plupart des travaux avant eux, pour anticiper les difficultés. Je ne les fais pas devant eux parce qu’ils ne sont pas là pour me copier : ils doivent apprendre en cherchant. En revanche, à l’atelier, j’essaye toujours de me montrer motivé et volontaire. Je me dis que j’ai plus de chance qu’ils le soient également. Alors je travaille sur autre chose tout en me montrant disponible. Parfois, je travaille de la main gauche pour me mettre un handicap et mieux saisir les difficultés. Cependant, je n’ai pas encore trouvé de parade à l’absentéisme qui est un vrai frein parce qu’elle crée des tensions entre les élèves motivés et les autres lâchés. J’essaye de désamorcer tout cela.

Ne pas en faire des exécutants.

D’autres profs donnent des plans aux difficultés croissantes, les uns à la suite des autres et les élèves exécutent les différentes opérations sans réfléchir. Je préfère qu’ils réfléchissent, soient auteurs, que leurs productions soient le fruit d’un cheminement, qu’ils en soient fiers, quitte à ce que cela prenne plus de temps et que cela me demande pas mal d’énergie. En effet, je dois cogiter longuement sur les manières de faire, à en attraper des maux de tête ! Mais si c’est le prix pour produire, pour créer, pour dépanner, pour trouver des solutions en dialoguant, en faisant des compromis, cela vaut la peine. C’est la vie ! En tout cas, je prends mon pied et les journées passent vite.

 

Journée convivialité ce 26 septembre

Le mercredi 26 septembre, les cours ont été suspendus dans les classes afin d’organiser la matinée convivialité.  L’objectif est évidemment, en ce début d’année scolaire,  de mieux se connaître et de tisser des liens entre les jeunes et entre adultes et jeunes.
Diverses activités étaient au programme : balade, match de foot, petit-déjeuner, jeux de coopération, quizz, pétanque, …

Une belle occasion de construire la relation pédagogique qui repose sur la connaissance mutuelle, la proximité, la bienveillance et la confiance.

Matinée convivialitéMatinée convivialité Matinée convivialitéMatinée convivialité Matinée convivialitéMatinée convivialité Matinée convivialitéMatinée convivialité Matinée convivialitéMatinée convivialité Matinée convivialitéMatinée convivialité Matinée convivialitéMatinée convivialité Matinée convivialitéMatinée convivialité Matinée convivialitéMatinée convivialité Matinée convivialitéMatinée convivialité Matinée convivialitéMatinée convivialité
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Glisser la souris sur les petites photos
pour les voir apparaître en grand

Et d'autres activités...

Matinée convivialité Matinée convivialité Matinée convivialité Matinée convivialité

 

Journée de convivialité des 3P2

Le vendredi 21/09, nous sommes partis de bon matin pour une journée dédiée à la découverte de notre nouveau petit groupe, nous étions accompagnés de Virginie et Tamara (du PMS).
L’ascension de la « Heid des gattes » s’est faite en file indienne, les yeux bandés, guidés par Mr Légipont.
Vu la météo plutôt « dégoulinante », nous avons monté un campement près du monument à la résistance.
Cela nous a permis de faire notre barbecue bien au sec, puis de continuer à faire de petits jeux pour faire connaissance de façon amusante en ce début d’année.
Lorsque la pluie s’est arrêtée, en début d’après-midi, nous avons repris notre route en passant par le belvédère qui surplombe toute la vallée, puis nous avons regagné l’école.
C’était une belle journée de convivialité!

Convivialité des 3P2

Célébration de rentrée

Lundi 24 septembre.  La rentrée est derrière nous depuis quelques semaines mais c’est le moment de s’arrêter, tous ensemble, les 660 élèves et les professeurs.  Parce qu’une rentrée ce n’est pas seulement une nouvelle classe, des nouveaux profs, une nouvelle farde, …, c’est aussi, et surtout, une nouvelle aventure humaine à vivre ensemble.
Le thème choisi cette année est « la bienveillance », avec entre autre, le texte suivant pour l’illustrer :
Un vieil homme veut apprendre à son petit-fils ce qu’est la vie.
« En chacun de nous, il y a un combat intérieur » dit-il au jeune garçon. « C’est un combat jusqu’à la mort et il se tient entre deux loups. »
« Le premier est ténébreux. Il est la colère, l’envie, le chagrin, le regret, l’avidité, l’arrogance, l’apitoiement sur soi-même, la culpabilité, le ressentiment, l’infériorité, la supériorité, les mensonges, la fausse fierté et l’égo. »
« Le second est lumineux. Il est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi. »
Le petit-fils réfléchit pendant un long moment. Puis, il demande à son grand-père : « Quel est le loup qui gagne ? »
Le vieil homme sourit et lui répond : « Celui que tu nourris. »

A la fin de la célébration, un appel a été lancé aux élèves pour rejoindre l’EAP (équipe d’animation pastorale) et 3 jeunes ont déjà répondu.  Un bon début !
Dominique Germain, directeur

Célébration de rentrée

La bienveillance – célébration de rentrée 2018

Vaste idée que la bienveillance puisqu’elle regroupe des thématiques comme la coopération, la sécurité, l’écoute, le soutien et l’empathie. Cette année, nous souhaitons que la bienveillance soit encore plus au cœur de chaque journée. Comment nous direz-vous ? C’est la question que nous avons posé à nos élèves et collègues lors de la traditionnelle célébration de rentrée. Voici une partie de la réponse : en nourrissant la facette lumineuse de notre personnalité ou de notre groupe classe, en étant bienveillant avec soi et avec les autres. Peut-être aussi en rejoignant l’équipe d’animation pastorale de l’école qui s'ouvre cette année pour la première fois aux élèves.

Célébration de rentrée

La célébration de rentrée aura aussi été l'occasion de présenter notre nouveau logo : un puzzle parce que nous sommes une pièce de l’école, une chaine de personnages pour l’équipe, des points d’interrogation et des mains pour les animations et réflexions suscitées et enfin des pissenlits pour la pastorale et les graines soufflées que nous laissons aux autres le soin de planter et de faire germer.

SAINT-RAPH BOUGE ENCORE ET ENCORE...

Travaux Juillet - Août 2018

Pour poursuivre les améliorations, extérieures et intérieures du site, des travaux ont été réalisés, la qualité de vie et le bien être de chaque acteur de l’école va en s’améliorant d’année en année.

  1. fin de la rénovation de l’égouttage et du parking devant l’internat. Entreprise A. Hallet  de Remouchamps Travaux Travaux
  2. Nouvelle couverture et nouvelle peinture de la marquise à l’entrée de l’ancienne chapelle. Entreprise A. Ziant de Ster /Francorchamps pour la partie toiture et Entreprise L. Léonard de Remouchamps pour la partie peinture. Travaux Travaux
  3. Nouveau plafond, nouvelle peinture et nouvel éclairage de la salle d’étude et du long couloir de l’étage du bâtiment B. Cette modification améliore l’aspect acoustique la luminosité et le côté ‘’Fraicheur’’ de cette salle.
    Entreprise L. Léonard de Remouchamps pour la partie peinture et plafonds et l’entreprise ELR de Remouchamps pour la partie éclairage.
    Travaux Travaux
  4. Amélioration de l’égouttage à l’entrée principale du réfectoire (car des effluves malodorantes y étaient ressenties).
    Entreprise A. Hallet de Remouchamps.
    Travaux
  5. Isolations du bas du mur du réfectoire des externes (qui donne sur la cour) placement de nouveaux radiateurs plus performants.
    Entreprise T. Renard et F. Piroton de Harzé.
    Travaux
  6. Rénovation de tout le bandeau  extérieur au-dessus de la partie vitrée du réfectoire des externes l’ancien en planches de plastique datait de l’inauguration en 1971.
    Entreprise Jérôme et fils de Nivezé /Sart-lez-Spa.
    Travaux
  7. Placement d’une nouvelle porte vitrée qui va fermer le sas de l’entrée de la chapelle ce qui modifiera grandement la déperdition de chaleur, car les deux anciennes portes en verre n’étaient pas jointives, c’est le moins que l’on puisse dire.
    Entreprise Jérôme et fils de Nivezé /Sart-lez-Spa.

Merci à tous ces professionnels du bâtiment pour les délais respectés et la qualité des réalisations.
Bernard Goffin, Stéphane Willem.
Chefs d’ateliers